Principes : Il existe deux techniques de protection cathodique

  • La protection cathodique par anodes réactives

La technique consiste à abaisser le potentiel de la structure à protéger par couplage avec un métal plus électronégatif que celle-ci.

Nous devons placer un nombre suffisant d'anodes pour d'une part obtenir le potentiel d'immunité contre la corrosion et d'autre part pour garantir la protection pour plusieurs années.

Les métaux les plus couramment utilisés sont le magnésium, le zinc et l'aluminium. Dans le cas des anodes enterrées, le métal est entouré d'un backfill qui aura pour fonction de créer un milieu homogène pour une consommation optimale du métal et également augmenter la surface en contact avec le milieu dans lequel sera placée l'anode. Le backfill aura donc une conductivité élevée.

Cette méthode sera principalement choisie pour de petite structure à protéger ou si il n'y a pas possibilité de réaliser un soutirage de courant.

  • La protection cathodique par soutirage de courant

La structure à protéger est connectée à une source extérieure de courant continu. La borne positive du redresseur est connectée à la masse anodique.
Cette masse anodique est composée d'éléments métalliques qui seront principalement de type FeSi, TiMMo ou encore Graphite.

Autrefois il s'agissait pour la plupart de rail de chemin de fer.

Les anodes seront placées horizontalement ou verticalement selon la configuration des lieux et le type de sol.

La forme et le type d'anode sera choisi en fonction de la structure à protéger et le milieu dans lequel sera placé la protection cathodique. Ce choix sera défini à l'élaboration du dossier d'étude.

Le négatif du redresseur sera quant à lui connecté à la structure à protéger.

Ce mode de protection est choisi pour des structures nécessitant des courants plus importants pour l'abaissement du potentiel.